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6 icônes pour réveiller la Badass qui est en toi

Rédigé par Claire

Une ère nouvelle pour la femme est en marche. Et un modèle inclassable s’érige en référence, celui de la « badass ». Mais que les choses soient claires, le concept ne se résume pas à une femme tatoo intégral, ni même à Arya Stark. La « badass » d’aujourd’hui est toute en nuances. Décryptage.

L’expression déjà « ancienne » puise ses racines dans l’Amérique des années 1950. Dès l’origine, la définition trouve difficilement sa place entre l’allure et la rébellion.

À l’époque, l’Amérique honore les femmes fatales. Ava Gardner donne le ton par sa relation passionnée, légendaire et clandestine avec Franck Sinatra.

Le chanteur, surnommé à l’époque « LA voix », est désarmé par l’insolence, le charisme sauvage de celle qu’il aura aimée jusqu’à son dernier soupir. La femme désire, la femme décide.

L’Amérique célèbre aussi le retour aux sources de Joséphine Baker aux sources. Elle incarne la femme libre, tour à tour danseuse les seins nus, égérie de mode et amie de Christian Dior, contre-espionne. Elle est dotée de la médaille de la résistance française, une récompense reçue en honneur à son engagement pour la France. Elle bouscule les codes jusqu’à être la mère de onze enfants adoptés en réponse au destin qui l’empêche d’enfanter.

Elles ont fait rêver plusieurs générations. Et la relève est bien là pour ces femmes belles, fortes et indomptables.

Tu veux réveiller la « badass » qui est en toi ? Tu cherches un modèle ? Réponse en 6 icônes (parce que le top en « 5 », c’est pour les femmes sages).

1/ l’humour façon Blanche Gardin :

Commencer par une femme française, c’est « tellement 2019 » !

Blanche Gardin incarne à merveille le paradoxe de la « badass » : élégante et crue à la fois. Elle brille sur un terrain alors réservé à des hommes humoristes en proie à la critique pour des textes jugés trop « sex-trash ».

Mais Blanche contourne l’obstacle par un grand écart entre son apparence et son franc parler.

Sa virilité assumée transcende sa merveilleuse féminité. Blanche tient cette combinaison de son histoire personnelle. Sa dérive d’adolescente, sa blessure d’amour perdu, sa renaissance dans l’adversité, tout est là.

Toute « badass » porte en elle un combat scellé par une victoire. Et celui de Blanche Gardin prouve que la virilité n’est pas toujours abusive.

2/ le volcan sous la dentelle comme Maddie Ziegler :

À l’ère des adolescents prodiges et engagés, Maddie Ziegler, danseuse de génie, s’impose déjà comme une femme forte et gracieuse, délicate et implacable.

Le monde découvre Maddie Ziegler lors de la diffusion du clip « Chandelier », titre phare de Sia qui propulse la jeune danseuse sous les feux de la rampe.

D’emblée, Maddie casse les codes. Reconnaissable par la puissance de sa présence, elle insuffle à l’art de Sia une note sauvage, musclée, parfois même insolente.

Son tempérament lui permet de répondre sans concession face aux critiques. La chorégrpahie de la chanson « Elastic Heart » fait polémique. L’ambiguité entre la jeune femme et le danseur distille les premières notes d’un parfum de scandale.

Mais Maddie éteint aussitôt l’étincelle par une riposte professionnelle et inattaquable. Elle n’a fait que son travail, c’est-à-dire, exprimer par la danse la volonté de Sia : mettre en scène un loup en cage.

La naïveté sous tutu est totalement de l’ordre du souvenir ! Black Swan nous avait pourtant prévenus !

3/la grande dame du peuple sur le modèle Oprah Winfrey :

Impossible de l’exclure de ce classement !

Signe du destin ? Oprah est né en 1954, dans la décennie et sur le continent de naissance de la « badass attitude ».

Qui mieux qu’Oprah Winfrey saurait incarner le célèbre « ce qui ne te tue pas te rend plus fort » ?

Son enfance est triste. Son adolescence est endeuillée par la mort d’un enfant né de l’horreur d’un viol subi alors qu’elle n’avait que quatorze ans.

Mais Oprah Winfrey n’est pas de celles qui se noient dans leur mélancolie. Il puise dans ses rêves professionnels toutes les ressources pour se dépasser.

Symbole de la réussite à l’américaine, millionnaire à l’âge de 32 ans, elle suscite l’admiration.

C’est pourtant cette grande dame qui symbolise une révolution, le média de contact. C’est elle qui tisse qui des liens directs avec ses téléspectateurs.

Authentique et puissante, son émission, « l’Oprah Winfrey Show » séduit à tel point qu’il est le programme le plus vu dans l’Histoire de la télévision. En « badass » accomplie, elle profite de cette notoriété pour sortir du cadre et communiquer sur les minorités rejetées, principalement les homosexuels.

Elle scelle la place des afros-américains dans la société par le résultat plutôt que par le débat. Précurseur en la matière, elle n’hésite pas à évoquer sans filtre ni excuses ses failles (comme la consommation de drogues alors qu’elle avait 20 ans).

Cette imperfection, cette liberté de ton lui offrent une place à part. Logique : une « badass » n’entre dans aucune catégorie.

4/ Intellectuelle, jolie et guerrière, la griffe de Nathalie Portman :

Cette actrice révèle tout son talent en incarnant Mathilda dans le chef d’œuvre « Léon ».

Elle n’a que douze ans mais elle marque déjà les esprits par le mélange entre sa douceur féminine et une violence intérieure qu’elle exprime dans ses combats.

Nathalie Portman joue depuis sur ce registre avec une rare élégance et une vive intelligence.

C’est en 2018 qu’elle le démontre particulièrement. En janvier, lors de la « Marche des Femmes », elle livre une effroyable anecdote personnelle. Elle garde de la lecture de sa première lettre de fan un souvenir glaçant. Elle s’attendait à des encouragements et s’est confrontée au fantasme d’un homme qui rêvait de la violer. Elle est aussi à l’honneur en octobre lors de la célébration annuel du «Power of Women », événement organisé par le magazine « Variety ». Elle tient à nouveau un discours passionné et livre toute l’intensité de son engagement. Elle s’implique activement dans le mouvement « Time’s up » qui vise la parité dans le show-business.

Une manière de montrer une nouvelle facette de la « badass » : femme qui s’exprime en toute liberté, reçoit une récompense légitime en récompense pour son travail.

5/ la version mère énervée, le modèle Pink :

Pink, la chanteuse déjantée pourrait être considérée comme la marque de fabrique « badass ». D’aucuns disent qu’elle serait née avec ce gène.

Mais ce tempérament hors-norme est particulièrement déchaîné pour son rôle de maman. Elle le prend très à cœur et n’hésite pas à braver la « police parentale », concept créé… Par elle-même. Le fardeau du « jugement » bien connu de toutes les mamans.

Face à des internautes très concernés par ses choix éducatifs, donneurs de leçon à la première occasion, elle tient la position.

Elle s’était déjà distinguée en 2017, par un discours inspirant à l’occasion des MTV Video Music Awards. Récompense en main, la chanteuse a boudé les remerciements de mise pour s’adresser directement à sa fille Willow.

L’objectif ? Défendre la confiance en soi, la fierté de sa personnalité, le refus de se limiter à être une copie populaire, le refus de changer pour faire plaisir, le bonheur de cultiver ce qui nous rend unique. Pouvait-il exister réponse plus « badass » aux moqueries subies par son enfant ?

Les mamans seront fans, forcément.

6/ irréelle mais tellement parfaite pour conclure, Daria Morgendorffer :

1998. Ça cause chiffon dans « Bécébégé » et ça fait des cabrioles en justaucorps dans « Sailor Moon » quand soudain surgit l’anti-héroïne sarcastique et tellement attachante : Daria !

Elle repositionne l’adolescente et la femme à leur juste place ! Reconnaissance éternelle !

Les producteurs de la série jouent une carte audacieuse à l’époque. Alors que l’apparence prime dans la plupart des dessins animés, ils présentent un personnage réfractaire à la mode, à la sociabilisation à outrance et à toute catégorisation sexiste. Cette non-héroïne change la donne sur les critères de réussite sociale et dénonce la bêtise humaine. Le pari fonctionne à merveille et le succès est au rendez-vous.

Loin des clichés adolescents, elle porte des messages simples mais puissants : « je suis la grande sœur […]. C’est moi qui ai eu la chance d’hériter du cerveau ».

Daria est une « badass » marginale et solitaire, comparable à Arya Stark sur sa vision défaitiste (réaliste ?) de l’être humain. On notera que la lycéenne est moins branchée « famille » que la benjamine du clan des loups.

Alors, quelle version de la « badass » te ressemble le plus ? 

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